Mais ces chiffres méritent d'être observés avec précautions : Symantec attribue une partie de progression du nombre de failles découverte au fait que des entreprises telles que 3Com, Tipping Point et iDefense rémunèrent ce type d'information. Vincent Weafer évoque aussi un marché noir fleurissant pour ces données. Marc Maiffret, directeur technique de eEye Digital Security, relève en outre dans un entretien accordé à IDG News Service que les navigateurs Internet font une cible de choix pour les internautes malveillants : « tout le monde a compris qu'il est plus facile de voler des données aux entreprises et aux consommateurs en visant les applications du poste de travail plutôt que les failles des serveurs. »
Dans son rapport, Symantec souligne que les concurrents d'Internet Explorer sont loin d'être aussi protégés des velléités des pirates qu'on ne pourrait le penser : selon l'éditeur, 31% des attaques identifiées au cours du premier semestre ont visé plus d'un navigateur; 20% des attaques de la période étaient destinées à Firefox. Mais Symantec accorde à Firefox le bénéfice de la réactivité, avec des bugs corrigés dans les 24h suivant leur divulgation. Opera arrive en seconde position avec un délai moyen de correction de 48h. Il est suivi de Safari avec un délai moyen de 5 jours. Internet Explorer arrive bon dernier avec une attente moyenne de 9 jours pour obtenir la correction d'une faille.