Parmi les nouveaux défis que va devoir relever le DSI européen, en voici un dont on commence à peine à parler mais qui a déjà pris de l'ampleur aux Etats-Unis : l'application des multiples facettes de l'écologie et de la protection de l'environnement au monde informatique.
Avouons-le, jusqu'à présent, le secteur informatique pensait échapper à la préoccupation écologique. Avec, du côté des matériels, une absence de rejet de CO2 et, du côté des logiciels, des produits immatériels, écologiques par nature, il se croyait quasiment exempt de toute réflexion sur le sujet.
Pourtant, informatique ne rime pas vraiment avec écologie. Des déchets électroniques en croissance perpétuelle (6 millions de tonnes en Europe cette année). Des produits (ordinateurs, téléphones...) qui polluent, qui chauffent, qui consomment énormément d'énergie.
Des matériels qui ne sont pas recyclables, qui utilisent des substances dangereuses ou qui envoient des radiations électromagnétiques. Des équipements, fréquemment renouvelés qui, une fois obsolètes, sont jetés sans la moindre précaution... Le réveil qui s'annonce risque de se montrer fort pénible.